•    Mireille a deux pays. Les Etats-Unis, où en tant que brillante avocate elle réside avec son mari Michael et son petit garçon Christophe, et Haïti, la terre de ses ancêtres. Où sont revenus s'établir définitivement ses parents après des années d'exil au pays de l'oncle Sam. Son père Sebastien a fait fortune dans le bâtiment, et à son retour sur l'île, il est devenu l'un des hommes les plus puissants et les plus riches de Port-au-Prince. Aussi, Mireille aime venir en vacances chez ses parents et retrouver pour quelques instants les souvenirs de son enfance.

       Mais cette fois le séjour va tourner au cauchemar. Un matin, alors qu'elle se rend à la plage avec son mari et son fils, elle est enlevée par une bande de malfrats qui réclament une rançon d'un million de dollars en échange de sa libération. Les kidnappings sont fréquents à Haïti. Aussi pense-t-elle malgré l'enfermement et la peur que l'affaire va se régler au plus vite. Un ou deux jours tout au plus et elle sera de retour chez elle. 

       Mais son père refuse de payer. Et la négociation avec les ravisseurs de sa fille tourne au dialogue de sourds. Convaincu que s'il cède c'est la porte ouverte à d'autres enlèvements dans la famille, Sebastien campe sur ses positions. Et abandonne Mireille, malgré les protestations de Michael, aux mains de ses geôliers pendant treize jours. Treize jours où elle va vivre l'enfer. Entre les viols répétés, les brutalités gratuites, les humiliations les plus dégradantes. 

       Quand enfin la rançon est versée, c'est une femme brisée qui rentre chez elle. Et qui se demande comment elle va pouvoir surmonter une telle épreuve, pardonner à son père son insensibilité, permettre à son mari de l'approcher à nouveau.

    (Livre disponible chez Denoël au prix de 22,90 euros)


  •    L'été s'est installé et a recouvert les murs de la capitale. Les jours s'allongent et la canicule qui s'abat sur la ville et ses habitants ne retombe pas. On dénombre de plus en plus de victimes et les services d'urgence sont débordés. Si la chaleur joue à la grande faucheuse, elle n'est pas la seule en compétition. Une nouvelle drogue, l'Orphée, qui a fait son apparition s'avère elle aussi particulièrement meurtrière. Car elle touche toutes les couches de la population. Malgré un prix plus qu'élevé. 

       C'est qu'elle permet à chacun, dans un état de sommeil profond, de revoir et de parler avec ses morts. Un mari peut ainsi pour un instant enlacer sa défunte épouse, un enfant converser avec un parent décédé, etc... Le revers de la médaille c'est qu'elle vous laisse dans un état d'épuisement et de déshydratation important. Et qu'une répétition rapprochée des prises peut tuer rapidement. D'où l'accumulation de cadavres qu'engendre cette drogue miracle. 

       Aussi les clans s'affrontent-ils pour dominer le marché. Bolivar a été le premier à proposer la précieuse gélule. Dans une péniche reconvertie en hôtel, il propose aux consommateurs de s'installer tranquillement dans une chambre pour s'y adonner. Mais les frères Traoré, de leur cité, sont venus le concurrencer. En plaçant des revendeurs dans les cimetières parisiens. 

       La police s'est saisie de l'affaire car les décès se multiplient et cela déplaît aux pouvoirs publics. C'est la capitaine de police Caroline Beaulieu qui est chargée de l'enquête. Mais elle est elle-même adepte occasionnelle de l'Orphée suite à la mort prématurée de sa fille. Et fait tout pour freiner les recherches et orienter ses collègues sur de fausses pistes. 

    (Livre disponible chez Aux forges de Vulcain au prix de 18 euros)


  •    La désertification frappe le coeur de nos campagnes. Et la petite commune de Saint-Jean en est le parfait exemple. La population vieillit, les jeunes quittent prématurément les lieux, les commerces ont tous fermé les uns après les autres. Seuls subsistent le café, en souffrance lui-aussi, et les pompes funèbres. Même si le magasin d'Edmond Ganglion n'a pas vu de décès depuis longtemps. Et a dû réduire son personnel au strict minimum pour survivre. 

       Outre le patron, il ne reste plus que Georges, son employé le plus ancien, et le jeune Molo. Car malgré la canicule qui sévit sur la région, les habitants ne se décident toujours pas à mourir. Même la doyenne du patelin se porte comme un charme. Et les journées sont longues, passées à astiquer les marbres ou à chasser la poussière. 

       Aussi, quand enfin un autochtone rend son dernier souffle, on exulte du côté d'Edmond Ganglion & Fils. C'est qu'on va pouvoir s'activer un peu. En plus de régler quelques factures. 

       Georges et Molo doivent prendre la route. Car le défunt avait exprimé le souhait d'être inhumé dans une autre commune. A Bréhau, distante de plusieurs kilomètres. Mais alors qu'ils sont en chemin pour le cimetière, les pépins s'accumulent. Ils commencent  dans un premier temps par perdre le reste du convoi. Ensuite ils s'égarent et passent leur journée à tourner en rond. Pour finir enfin par avoir un léger accident qui leur fait terminer leur course dans le fossé. Et tout cela pour s'apercevoir au final que le mort qu'ils trimbalent n'est pas tout à fait...mort !

    (Livre disponible chez Editions du Rocher au prix de 14,90 euros)


  •    Que ce soit ici à Cuba ou ailleurs, il paraît que la vengeance est un plat qui se mange froid. Peut-être pour les autres, mais pas pour Mario Duran. Qui n'a pas l'intention d'attendre la saint-glinglin pour régler ses comptes. Pour lui c'est maintenant que la colère doit s'exprimer. Car dans l'histoire il a perdu son meilleur ami, Ruben, assassiné sous ses yeux. Par des complices avec qui ils venaient tous les deux de réaliser un casse. On avait fait appel à eux pour leurs compétences informatiques. Afin de neutraliser le système de surveillance d'une entreprise. Où les attendait un coffre à subtiliser. 

       Mais la suite du plan ne s'est pas déroulé comme il était prévu. Les commanditaires n'ont pas voulu laisser de témoins en route. Honorer leurs engagements. Ruben a été abattu et Duran laissé pour mort et enterré vivant. Car les balles qui ont été fatales à son ami n'ont fait que le blesser et lui faire perdre connaissance.

       Lorsqu'il se réveille, il est sous terre et le cadavre de son comparse repose sur lui. Remonté tant bien que mal à la surface, il décide alors de venger la mémoire de son ami. Et de retrouver tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l'opération. Avec en tête de les exécuter un par un. 

       Et le voilà lancé dans les rues de La Havane pour une chasse à l'homme qui ne prendra fin qu'à la mort du dernier coupable. 

    (Livre disponible chez Asphalte au prix de 21 euros)


  •    Il y a encore peu de temps, Samaritan Bay était un lieu fort prisé des touristes en vacances au Canada et désireux de découvrir la région de la Colombie-Britannique. La proximité de l'océan, la réserve indienne de Smoke River, la richesse de la faune et de la flore, ainsi que le bal des tortues venant pondre leurs oeufs sur la plage, faisaient la réputation de l'endroit. Avec pour point d'orgue la naissance des petites tortues et leur course effrénée pour rejoindre les premières vagues, qui étaient attendues chaque année avec impatience par les visiteurs. 

       Mais tout cela a tragiquement pris fin. Le jour où Domidion, une multinationale, en vue de débroussailler l'endroit pour préparer la construction d'un oléoduc, a déversé dans la région un défoliant mortel. Se trompant dans le dosage et provoquant avec cette erreur  un désastre écologique majeur. Anéantissant l'écosystème, entraînant la disparition de nombreuses espèces, et la mort de cent trente-sept personnes. 

       Samaritan Bay est alors devenue une zone sinistrée. Les voyageurs ont déserté, la réserve indienne privée d'une partie de ses habitants s'est transformée en ville fantôme, les commerçants ont fermé boutique les uns après les autres. Seuls quelques autochtones sont restés. Conjurant le sort. 

       Gabriel quant à lui a fait le chemin en sens inverse. Il est venu sur place pour constater l'ampleur de la catastrophe. Et expier sa faute. Car scientifique et salarié de Domidion, c'est lui qui a créé et développé le défoliant responsable de toute cette destruction. Rongé par la culpabilité, il a décidé de se punir lui-même. En projetant de se suicider sur la plage. Laissant la prochaine marée tranquillement le noyer et emporter son corps à la dérive. Mais au moment de passer à l'acte, un fait inattendu vient bouleverser ses plans...

    (Livre disponible chez Philippe Rey au prix de 23 euros)






    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires